Hideo Kojima s’inquiète d’un avenir où le plaisir du processus créatif pourrait disparaître, tout en reconnaissant que l’IA permet de travailler plus efficacement et de respecter les échéances plus rapidement. Il décrit ainsi une accélération du travail grâce à ces outils, sans placer la rapidité au centre de sa définition de la création.
Pour Kojima, les gains d’efficacité obtenus en remplaçant les humains par des ordinateurs dans la direction créative ne suffisent que si l’objectif se limite à fabriquer un produit. Il oppose à cette logique le plaisir pris à créer, qui constitue à ses yeux ce qui définit un créateur.
Demander un résultat à un ordinateur, puis lui donner des instructions pour le modifier, n’est pas une forme de création que Hideo Kojima juge particulièrement intéressante. Ce sont les essais et les erreurs au cours du processus qui lui procurent de l’adrénaline et rendent l’expérience captivante.
Concernant l’avenir, Hideo Kojima pense que les choses se passeront bien pendant les cinq à dix prochaines années. Il estime toutefois que, si l’IA reste sans restriction, elle pourrait un jour occuper une place majeure jusque dans la création. Il souhaite passer le relais aux jeunes générations, auxquelles reviendra la décision sur la conduite à tenir face à cette évolution. Son appréciation des outils d’IA conserve aussi une perspective positive : selon l’usage qui en sera fait, ils pourraient contribuer à construire un avenir meilleur.
Sources
- [1]AUTOMATON WESTHideo Kojima says AI lacks what makes the creative process fun, despite its efficiency. “It’s not a form of creation I find particularly interesting”Publié le



