Des testeurs d’Activision ont voté pour autoriser une grève si les négociations restent en l’état. Ce vote ne rend pas la grève certaine : il permet au syndicat, représenté par les Communications Workers of America (CWA), de la déclarer à tout moment.

Parmi les salariés syndiqués figurent des testeurs qui préparent Modern Warfare 4 à son lancement du 16 octobre. La testeuse QA Jenna Huffman affirme que les bureaux concernés travaillent chaque jour sur le jeu. Activision assure de son côté avoir des plans visant à éviter des perturbations pour les joueurs et les prochaines sorties.

Constitué en mars 2024, le syndicat rassemblait près de 600 membres de l’assurance qualité, dont beaucoup travaillaient au bureau du Minnesota. L’unité QA compte désormais un peu plus de 400 personnes. Plus de deux ans après sa création, le syndicat attend toujours sa première convention collective.

Des désaccords sur les salaires et l’IA

Emily Danko, membre du comité de négociation d’AQAU-CWA, cite les salaires, les aménagements et la protection des travailleurs parmi les questions essentielles encore non résolues. Les développeurs d’Activision accusent l’éditeur de ne pas négocier de bonne foi sur les augmentations salariales, l’encadrement de l’IA et le recours aux prestataires. L’utilisation de l’IA dans les services de test fait notamment partie des principaux sujets de négociation.

Activision soutient au contraire avoir mené les négociations avec le CWA de bonne foi et réalisé des progrès significatifs sur plusieurs sujets. L’entreprise indique avoir proposé une reprise des négociations les 21 et 22 octobre.

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Recoupement automatique du 16 octobre 2026.