Splatoon Raiders est d’abord une aventure solo, mais ses raids peuvent accueillir jusqu’à trois renforts. Cette formule ne transforme pas le jeu en campagne coopérative permanente : le mécanicien reste le personnage central, développe son navire-base et rapporte les ressources des expéditions. Les partenaires interviennent lorsqu’une sortie devient difficile ou lorsque le groupe veut partager une chasse au trésor. Trois niveaux de défi, une puissance ajustée au nombre de participants et un butin indépendant du réglage évitent de forcer une seule manière de jouer. Voici comment ces éléments s’articulent concrètement.[1]
Une aventure pensée autour d’un mécanicien
Le joueur incarne un mécanicien personnalisable qui voyage avec Deep Cut. Une tempête contraint leur hélicoptère à se poser sur les îles Spirhalite. Après un mois passé à assembler un navire-refuge, l’équipage commence à explorer l’archipel pour trouver le trésor qui l’a attiré et un moyen de rentrer. Cette introduction justifie la boucle principale : choisir une destination, affronter les Salmonidés, récupérer des matériaux, puis revenir à la base pour transformer les trouvailles en améliorations utiles à la prochaine sortie.[1]
Nintendo qualifie le jeu de « centré sur le solo ». Le mécanicien possède donc sa propre progression même si Shiver, Frye et Big Man l’accompagnent dans le récit. Un membre de Deep Cut peut intervenir à bord d’un Bot Buddy, une construction puissante qui aide au combat, sert de point d’appui pour atteindre des hauteurs et prépare des attaques Showstopper. Le compagnon n’efface pas le rôle du joueur : il complète son équipement et donne une présence à l’équipage pendant les raids effectués sans partenaires humains.[1]
Trois niveaux sans pénalité de butin
Touriste, Raider et Survivaliste sont les trois réglages proposés. Touriste vise une progression plus accessible, Raider sert de niveau intermédiaire et Survivaliste renforce l’opposition. Le choix peut être modifié : il ne constitue pas un engagement définitif pris au début de la sauvegarde. Surtout, Nintendo indique que la difficulté ne change pas les récompenses récupérées. Passer en Touriste pour franchir une rencontre ne condamne donc pas le joueur à obtenir un butin inférieur, et choisir Survivaliste ne crée pas une table d’objets exclusive.[1]
Cette séparation entre défi et récompense permet d’utiliser la difficulté comme un réglage de confort. Un joueur peut commencer en Raider, descendre temporairement en Touriste lorsqu’il découvre une nouvelle famille de Salmonidés, puis essayer Survivaliste avec un équipement amélioré. La fiche officielle ne détaille pas toutes les variables affectées : quantité d’ennemis, agressivité, résistance ou dégâts peuvent suivre des ajustements différents. Il est donc préférable de décrire les trois profils par leur intention plutôt que d’inventer des multiplicateurs que Nintendo ne publie pas.[1]
Le raid : combattre, fouiller et rapporter
Chaque raid commence par le choix d’une destination dans l’archipel. Les zones existent au-dessus et sous terre, avec des environnements suffisamment différents pour demander exploration et combat. Les Salmonidés protègent les passages et les ressources. Les cristaux de Spirhalite, les matériaux de récupération et certaines reliques rares remplissent des fonctions distinctes dans la progression. En solo, tout ce qui est ramassé pendant un raid reste acquis même si l’expédition tourne mal. Cette règle réduit le risque de perdre une longue session d’exploration sur un dernier affrontement.[1]
Le retour au Hideout Ship transforme le butin en puissance durable. Les matériaux servent à fabriquer des améliorations, faire monter les armes en niveau, renforcer l’équipement et développer la base. Le cycle crée une progression en deux temps : l’habileté permet d’aller plus loin dans un raid, puis les objets rapportés rendent la sortie suivante plus abordable. Nintendo ne publie pas encore une liste exhaustive des coûts ni la durée nécessaire pour tout améliorer. Il est donc impossible de recommander une route optimale sans transformer un aperçu officiel en faux guide de performance.[1]
Speed, Power ou Tactical : choisir son réservoir
Les gadgets sont organisés autour de trois familles de réservoirs. Le Speed Tank reçoit les outils qui augmentent la mobilité et convient à une approche fondée sur l’évitement. Le Power Tank favorise l’affrontement direct contre les vagues de Salmonidés. Le Tactical Tank propose des gadgets destinés à contrôler le terrain. Chaque réservoir dispose de compatibilités propres et peut être personnalisé avec les ressources trouvées. Le joueur peut changer de réservoir entre les missions, ce qui encourage à adapter sa préparation plutôt qu’à enfermer définitivement la sauvegarde dans une classe.[1]
Pour une première exploration, Speed facilite la découverte des déplacements et la sortie d’une zone dangereuse. Power paraît plus direct lorsque l’objectif impose plusieurs vagues. Tactical prend davantage de valeur lorsque le joueur connaît le comportement des ennemis et sait où installer son contrôle. Ce sont des usages suggérés par la description officielle, pas un classement absolu. La puissance réelle dépendra des gadgets débloqués, de leur amélioration et de la composition du raid. Pouvoir changer entre deux départs limite précisément l’intérêt d’un choix universel.[1]
L’encre reste à la fois arme, protection et déplacement
Raiders conserve la grammaire essentielle de Splatoon. L’encre attaque les ennemis, protège l’espace et ouvre des trajets. Passer en forme de nage permet de se déplacer rapidement dans sa propre couleur, de remplir le réservoir, de gravir les murs couverts et de franchir certaines barrières. Des courants d’air permettent aussi de planer au-dessus d’un vide ou de gagner de la hauteur. Le niveau n’est donc pas seulement une arène : couvrir le bon chemin peut accélérer une retraite, révéler un accès et offrir un meilleur angle sur un groupe hostile.[1]
Cette polyvalence aide à comprendre la différence entre difficulté et équipement. Un combat plus exigeant ne se résout pas forcément en augmentant uniquement les dégâts. Préparer une voie de nage, utiliser une rafale pour atteindre une position supérieure ou revenir avec un gadget de contrôle peut être plus efficace. Le joueur solo dispose du Bot Buddy pour compléter ces choix ; en coopération, les partenaires peuvent couvrir plusieurs directions. La page officielle ne précise pas si toutes les armes historiques de la série sont présentes, il faut donc raisonner à partir des outils montrés plutôt que d’un arsenal supposé.[1]
Jusqu’à quatre en ligne ou en sans-fil local
Trois autres joueurs peuvent rejoindre un raid, pour un total de quatre participants. Deux connexions sont annoncées : le jeu en ligne et le sans-fil local. La difficulté s’ajuste automatiquement à la puissance du groupe afin que l’arrivée de renforts ne supprime pas toute opposition. Cette mise à l’échelle concerne le combat ; elle ne change pas le fait que Raiders reste construit autour de la progression du joueur hôte. Nintendo ne détaille pas encore la distribution de chaque ressource ni la façon dont l’avancement narratif est enregistré chez les invités.[1]
Le jeu en ligne demande un abonnement Nintendo Switch Online payant et un compte Nintendo. L’abonnement se renouvelle automatiquement après sa période initiale tant qu’il n’est pas résilié. Pour le sans-fil local, chaque participant doit disposer de sa console et de son exemplaire du jeu ; il ne s’agit pas d’un écran partagé à quatre sur une seule Switch 2. La fiche indique un joueur sur le même système et des groupes de deux à quatre en local sans fil ou en ligne. Ces conditions sont essentielles avant d’organiser une session familiale.[1]
La coopération peut servir de solution ponctuelle sans remplacer le réglage de difficulté. Si un raid bloque, le joueur a trois leviers : passer en Touriste, améliorer son matériel ou appeler des partenaires. Le premier modifie immédiatement le défi ; le second demande de nouvelles ressources ; le troisième ajoute des rôles et déclenche l’ajustement de groupe. Comme le butin n’est pas pénalisé par la difficulté, aucune de ces approches n’est présentée comme la « mauvaise » façon d’avancer. Le meilleur choix dépend du plaisir recherché et des personnes disponibles.[1]
Avant d’ouvrir un raid, il est aussi utile d’accorder les réservoirs. Quatre Power Tanks peuvent accélérer une vague ordinaire mais manquer d’options lorsque le terrain sépare le groupe. Associer mobilité, pression et contrôle exploite mieux les trois familles annoncées. Cette composition n’est pas une obligation et la mise à l’échelle automatique doit accepter des groupes imparfaits. Elle donne simplement un vocabulaire commun : chacun peut annoncer ce qu’il apporte, puis changer de réservoir entre les missions si la destination demande une autre réponse.[1]
Quelle formule choisir pour commencer ?
Un nouveau joueur peut commencer seul en Raider afin d’apprendre l’encre, la nage et les gadgets au rythme prévu, puis ajuster après quelques raids. Touriste est pertinent si l’exploration et les personnages de Deep Cut comptent davantage que la résistance des vagues. Survivaliste convient mieux une fois les déplacements et le réservoir maîtrisés. Pour jouer entre amis, mieux vaut effectuer d’abord le tutoriel solo, vérifier les abonnements et décider qui apporte mobilité, puissance ou contrôle. Cette répartition n’est pas obligatoire, mais elle donne à chacun un rôle visible.[1]
Splatoon Raiders occupe 13,1 Go et reste exclusif à Nintendo Switch 2. Son identité tient moins dans une opposition entre solo et coopération que dans leur complémentarité : le solo porte l’histoire et la progression, tandis que les renforts ouvrent une autre façon de résoudre les raids. La difficulté modulable, le butin préservé et les réservoirs interchangeables réduisent la peur de faire un choix irréversible. Les systèmes exacts de partage des récompenses devront encore être vérifiés en jeu, mais les règles publiées suffisent déjà à choisir le format d’une première expédition.[1]
Sources
Références utilisées pour vérifier les informations factuelles de cette publication.
- [1]Nintendo — Jeu, modes, progression et coopérationPublication non datée · Consulté le
